duo 6 - Marine tambuyser & aurore tambuyser

HOPE

de Aurore Tambuyser

C’était le 13 mars 2020, une date semblant - de prime abord - insignifiante seulement, l’année
2020 s’en souviendra.

Qui aurait pu croire, qu’à partir de ce vendredi, nous allions être privés de tout ? Une privation
nécessaire mais une liberté́ oubliée, la peur des uns et des autres... Une mauvaise blague ?
Est-ce un mauvais tour que les politiciens nous jouent en ce vendredi 13 ? Personne n’arrive à
y croire, et pourtant...

Le virus est là et nous, êtres humains, nous nous sentons impuissants face à lui. Est-ce notre
planète qui nous met à l’épreuve ? Tous ces films illustrant à leur façon le fameux « vendredi
13 », souhaitent-ils nous prouver qu’il ne faut pas prendre cette date à la légère ?

L’Homme est devenu un virus. La crainte d’autrui existe davantage. Nous, qui avons pourtant
besoin de contacts sociaux, de tendresse, de rire, de joie... nous retrouvons réduits à la peur.
L’angoisse de rendre visite à notre famille, nos amis et même de sortir de chez nous !

Notre vision du monde a changé́, nous avons changé…

Louis, professeur, qui se levait avec des pieds de plomb le matin pour aller donner cours,
enseigne maintenant à ses élèves par vidéoconférence. Le bonheur de les voir se lit sur son
visage, les mails reçus lui enveloppent le coeur de tendresse, parler avec eux lui redonne l’espoir
de les retrouver. Seulement, la crainte d’en « perdre un », si la crise sanitaire ne s’améliore pas,
reste présente.
Louis se trouve changé et sa vision du monde également. Lui, qui n’était plus motivé à aller
travailler, pleure tous les soirs dans l’attente de retrouver l’ensemble de ses élèves, même les
plus indisciplinés !

Ana, grande acharnée du travail, qui n’accordait pas assez d’importance à sa famille, peut enfin
découvrir la beauté́ d’une famille réunie. En effet, le soir, après les devoirs de ses enfants ainsi
que son travail à domicile, ils choisissent ensemble un jeu de société́ qui les fait pleurer de rire !
De plus, le câlin du soir redevient une coutume - ce qui lui apporte une tendresse
inconditionnelle qu’elle ne voudra plus délaisser - même sous le poids de son acharnement
professionnel quotidien !


Lina, qui ne voulait jamais téléphoner à ses grands-parents, les appelle maintenant tous les
jours.

Marc, qui s’était disputé avec sa famille, les voit dorénavant une fois par semaine en
vidéoconférence.

De belles histoires à raconter, mais d’autres aussi se sont passées... Des familles détruites, des
vies envolées, des coeurs dévastés, des mariages annulés, des enterrements qui n’en étaient plus
et des personnes qui ont tout perdu.

Pour moi, la plus belle des histoires, c’est celle de ma soeur, Marine. Elle a pu retrouver sa
passion oubliée à cause de sa surcharge de travail habituel : la peinture. C’est pour elle que
j’écris aujourd’hui.

Durant ce confinement, elle n’avait que son petit balcon. Seulement, elle en a fait un coin de
paradis.
Du haut de celui-ci, elle pouvait observer une ville « morte ». Plus un bruit, plus un rire... Ne
s’entendait que le son des télévisions qui lui rappelait en permanence la situation sanitaire
désastreuse.
Seulement, elle a gardé espoir et elle a peint ! Elle s’est imaginée un monde meilleur, un monde
rempli d’harmonie et de partage.

Elle a peint au nom de l’espoir, celui de pouvoir retrouver toutes ces petites choses, qui nous
semblaient insignifiantes mais qui ont tellement de valeur dès le moment où elles ne sont plus
présentes dans nos vies.

Comme le dit si bien Christophe Maé : « C'est con le bonheur, ouais, car c'est souvent après
qu'on sait qu'il était là ». Il s’agit d’une phrase tellement porteuse de sens !
Car oui, Louis s’en veut de ses absences répétitives ; Ana se rend compte du bonheur présent
sous son toit ; Lina appelle enfin ses grands-parents et Marc se rend à l’évidence que des
disputes familiales ne servent pas à grand-chose.

Mais n’oublions pas nos HÉROS du quotidien : les infirmiers, les pompiers, les ambulanciers,
les policiers, les facteurs, les chauffeurs et j’en passe. Tous ces héros qui n’ont jamais arrêté,
malgré́ tous les risques encourus. Nous voulons simplement vous dire merci - merci pour tout
ce que vous avez fait et pour tout ce que vous réalisez encore en ces jours difficiles.

Aussi, un grand merci à vous, qui avez créé́ ce concours, qui avez redonné vie à ma soeur. Vous
lui avez donné un but, celui de peindre au nom de ce confinement. Cette peinture souhaite
donner, à tous nos héros ainsi qu’à toutes les familles, de l’espoir.

Sur cette toile, tout en respectant les gestes barrières, Marine envoie des ballons, portés vers le
ciel, afin que le message « espoir » soit vu et entendu via le chant continuel des oiseaux et
rattrapé par les arbres étonnants.

Gardons espoir, ayons la volonté ainsi que la patience de nous en sortir. Ayons confiance car
ce n’est que plus fort que nous en sortirons.

HOPE !


- Nature du support: toile
- Dimensions: 25 cm sur 30 cm
- Techniques et matières utilisées: peinture acrylique + crayon ordinaire gris

HOPE de Marine Tambuyser

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Nous remercions chaleureusement l'Ecole de communication ECS Bruxelles pour son soutien et le professionalisme de Nicolas Mees

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